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“Ecouter : prêter attention à ce que quelqu’un dit pour l’entendre et le comprendre”

Cette définition résume parfaitement ce que devrait être l’écoute.

Pourquoi dis-je « devrait être » ? Parce que, il faut bien l’admettre, l’écoute de nos semblables est loin d’être aussi parfaite. Cette image vous fait sourire ? C’est bon signe ! Cela prouve que vous savez de quoi je parle !

Souvenez-vous…
Vous êtes assis dans un café en compagnie d’un ami. Ce dernier vous parle de sa vie avec entrain et tout s’anime dans sa conversation : gestes, mimiques, émotions et mots. Il revit ce qu’il raconte, vous ressentez ce qu’il dit. Puis au bout d’une bonne demi-heure, il vous regarde et vous lance : « Et toi, ça va ? »

C’est donc à votre tour de raconter vos confidences. Pendant que vous commencez à parler de vous, votre cerveau analyse les réactions de votre interlocuteur. Et votre cerveau n’apprécie pas vraiment ce qu’il observe : votre ami est physiquement présent mais mentalement absent, c’est du moins comme ça que vous le percevez. Pourquoi ? Parce qu’il vous semble que votre camarade n’écoute pas réellement ce que vous êtes en train de lui raconter : regard, expressions et reformulations sont aux abonnés absents.

Vous vous décidez donc à sortir votre ami de sa micro-sieste : « Hey, tu m’écoutes ou pas ? » – L’ami est surpris, il se redresse, visiblement un peu vexé par votre remarque : « Mais oui je t’écoute ! Tu disais que… » et il répète votre dernière phrase.

Ouf, fausse alerte de votre intuition ! Votre ami est bien là et il vous écoute.

Vous avez tort….