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Être attentif aux signes non verbaux permet de mieux évaluer comment notre entourage se sent. Cette attention quotidienne permet également de développer notre empathie. A travers cet article, nous allons donc voir quels comportements observer afin de déceler si un proche, un collègue, un élève ou tout autre interlocuteur se sent mal…

 

La détresse se dessine sur un corps

Volontairement ou involontairement, notre corps montre quand cela ne va pas. C’est automatique ! Et même si nous voulons cacher nos émotions négatives, des fuites laisseront apparaître le mal-être. Il y a les signaux de base (larmes, tête entre les mains, etc…) et les indices plus subtiles qui reflètent une problématique.

L’inconfort d’une situation fait subir un comportement corporel bien spécifique à celui que le ressent. Au delà du visage qui exprime la douleur, la crainte ou la détresse, nous pouvons également observer ces différentes attitudes :

Posture d’inconfort : le corps part vers le sol. Les épaules sont affaissées, la tête et le regard vont également vers le bas.

L’immobilisme : sous un choc ou une mauvaise nouvelle, le corps et le visage se figent. Nous sommes incapables de bouger ou de nous déplacer même face à un risque soudain !

Protection de la zone ventrale : le corps se repli dans sa bulle, s’isole du reste du monde. La partie ventrale se détourne des autres ou bien encore, les mains viennent protéger cette zone.

La contorsion des doigts : c’est un véritable automatisme : les doigts sont révélateurs d’un malaise, d’une gêne ou d’un terrible mal-être. Dans un centre commercial, je peux repérer un enfant perdu non pas en observant son attitude générale mais en regardant d’abord ce qu’il fait avec ses doigts. Il les tord, les attrapent et les entrelacent. Le désarroi, mais surtout le stress qu’il ressent, sont exprimés par ce biais. On retrouve aussi cette gestuelle lorsqu’une personne relate un moment difficile.

L’aspiration des lèvres : la bouche se déforme et les lèvres se contorsionnent à un point qu’elles disparaissent sous la pression. Cela souligne un embarras mais aussi la détresse émotionnelle.

La contraction de la zone frontale : le front et les sourcils sont souvent très actifs. Ils expriment une multitude de choses notamment les émotions négatives comme la tristesse, la colère ou la contrariété. Il faut observer d’autres indices corporels afin de valider si le signal est négatif ou non.

Tous ces gestes et attitudes se voient aussi bien chez l’adulte que chez l’enfant. Ils sont là pour nous indiquer que quelque chose ne va pas et nous permettent d’apporter notre aide. Ne négligez pas ces quelques signes mais n’oubliez pas non plus d’observer l’ensemble des indices corporels qui sont à votre disposition.

Sylvia Bréger.

Inconfort

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