« L’empathie : capacité à se mettre à la place d’autrui afin de percevoir ce qu’il ressent. »

Quelle que soit la relation que nous entretenons avec nos semblables, essayer de comprendre les émotions des autres est un exercice qui se travaille au fil du temps.

Au départ, nous avons tous ce capital plus ou moins développé d’empathie, sauf dans certains cas qui sont expliqués dans la vidéo d’analyse.

Cette aptitude est théoriquement innée : dès notre plus jeune âge, nous observons les autres et la sensibilité de chacun évolue en fonction de notre développement. Certains d’entre nous possèdent un très haut degré d’empathie. Ces personnes savent ce que leurs interlocuteurs ressentent en se plaçant au même niveau qu’eux. Cela leur permet :

imagede percevoir les véritables émotions et donc d’évaluer une situation très facilement,
imagede trouver les mots justes pour guider, rassurer, calmer, consoler ou négocier.

L’empathie serait une réaction automatique qui nous amènerait non seulement à ressentir les sentiments de nos contacts, mais aussi à les reproduire instinctivement. N’est-il jamais arrivé qu’un ami nous raconte une injustice qu’il a subit et dont le récit est détaillé avec un mécontentement certain ! C’est à ce moment-là que notre empathie s’active et nous amène à notre tour à éprouver des expressions de colère : nous mimons inconsciemment notre ami car nous sommes en lien avec ce qu’il ressent.

Cette capacité à « sentir » ce que l’autre éprouve réellement permet des échanges harmonieux et des contacts professionnels réussis.

Toutefois, pour développer son empathie, il faut également travailler d’autres qualités.


Comment faire évoluer notre empathie ?
Si nous avons la faculté de ressentir ce que l’autre éprouve, notre interlocuteur a lui-même cette possibilité. Ainsi, sans les valeurs citées dans le tableau qui suit, notre empathie pourrait être mal perçue et notre analyse interpersonnelle pourrait être faussée.

Cet article ne reste qu’un résumé qui explique les valeurs de l’empathie avec quelques mots sur son fonctionnement. Toutefois, pour développer cette capacité dans le cadre professionnel, améliorer sa sincérité, faire progresser son écoute et perfectionner son observation, il faut passer par un apprentissage qui lui-même découlera sur un entraînement régulier.

 

L’empathie et le mimétisme
Ainsi, observez les gens qui se trouvent dans un restaurant et remarquez l’effet de mimétisme sur leurs visages lorsqu’ils se parlent entre eux. Ils reproduisent les mêmes expressions que leur contact d’en face, de manière inconsciente. Cette empathie automatique pourrait s’expliquer grâce à la découverte des neurones miroirs qui révéleraient, en partie, le mécanisme d’une telle identification à l’autre.

A travers cette vidéo, partez à la découverte des parties émotionnelles de notre cerveau.

Images : © Radio-canada.ca

——————————————————
Photo : ©Hotblack « Hiding Face »

Vous appréciez cet article ? Pourquoi ne pas en parler autour de vous ?

Sylvia Bréger on FacebookSylvia Bréger on LinkedinSylvia Bréger on Twitter
Sylvia Bréger
Sylvia Bréger est criminologue et correspondante scientifique auprès de la Gendarmerie Nationale (SCRC - Service Central du Renseignement Criminel, Pontoise)

Avec plus d'une centaine d'interventions par an auprès de différentes institutions privées et publiques, les participants sont formés à la criminologie, au langage non verbal, à la détection du mensonge et sur l'art d'observer et de mieux comprendre les autres.

Sylvia Bréger collabore avec les entreprises et le système judiciaire à travers des conférences, des formations, des débats et du consulting.